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après la nuit, avant le jour, j'irai chercher les hautes lumières. (bartemius)

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The snake doesn't scare you

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MessageSujet: après la nuit, avant le jour, j'irai chercher les hautes lumières. (bartemius)   Dim 28 Déc - 23:20


« il ne faut pas prendre les gens pour des cons.
il ne faut simplement pas oublier qu'ils le sont tous au fond. »
Qu'y avait-il de plus reposant, de plus appaisant, que le bruit de silence ? Eryn apprenait un peu plus chaque jour à apprécier ces rares instants de solitude que son triste quotidien lui accordait. C'était comme si, le temps d'un trop court moment, elle pouvait s'échapper, fuir tous les problèmes qui la suivaient sans répis, et qui l'entrainaient tout droit vers les Enfers. Oh, comme elle aimait cette impression de sommeil reposant qui régnait sur tout le château, alors qu'à une pareille heure, entre la nuit et le jour, elle avait l'impression inouïe d'être maître de tout ce qui l'entourait ; et si la forêt s'étendait à perte de vue devant elle, cela ne l'effrayait pas le moindre du monde, au contraire, elle dégageait cette aura puissante qui la fascinait et envoutait ses pupilles rivées sur l'horizon ; et si tout autour d'elle était figé et silencieux, elle ne se sentait pas pour autant oppressée ou inquiétée, et bien loin d'elle était l'envie de retourner se lover entre ses draps douillets. Alors, adossée contre ce bas mur de pierre, du haut de la violère endormie, Eryn songeait, les yeux perdus dans l'air vide devant elle.
Une larme roula sur sa joue sans même qu'elle s'en rende compte. Depuis combien de temps sa vie ne se résumait plus qu'à une longue et douloureuse agonie ? Elle n'était plus que le pantin de ce maître chanteur, de ce manipulateur de foules dont elle exécutait le moindre de ses ordres avec une soumission qui la rendait faible et pathétique ; et même si personne ne la savait, c'était sa fierté qui en avait pris un sacré coup. Ses papières se fermèrent d'elle-même, et elle entendit la voix de son jeune frère raisonner dans son esprit. Il lui manquait tant, et cela faisait déjà bien trop longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion de le serrer dans ses bras, jusqu'à en avoir mal aux omoplates. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pu regarder le bleu marin de ses yeux. Ca lui manquait cette époque où, encore jeune et inscouciante, elle pouvait faire toutes les bêtises possibles et imaginables avec ce joyeux garçonnet. Il était l'espoir dont elle avait besoin, son ultime pilier qui la tenait encore un peu en vie. Avec Joleen, naturellement.
Qu'est-ce que Bartosz allait lui demander, aujourd'hui ? Elle se surprenait à penser à cet infâme être qu'elle haïssait du plus profond de son âme. Comme quoi, il avait réussi à la posséder tout entière, puisque même lorsqu'il n'avait pas l'occasion d'excercer le moindre contrôle sur son esprit, et c'était comme s'il était toujours présent, quelque part dans la pénombre, jamais bien loin. Il l'habitait, la hantait, tel un fantôme, un esprit maléfique et démoniaque. Elle en devenait folle. Et ne l'était-elle pas un peu, après tout ?
D'un revers de main, Eryn essuya la perle salée qui roulait jusqu'au creux de sa nuque. C'était idiot de pleurer pour quelqu'un qui n'en valait pas la peine. Mais elle était si mal, si mal, si mal, et à force de se croire au fond du plus sombre des gouffres, elle avait fini par s'enfoncer elle-même dans des abysses infranchissables, impénétrables pour nul autre. Elle était seule dans sa peine, seule dans sa douleur. Et elle savait que c'était exactement ce qu'il voulait. La voir dépérir lentement, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus que poussière. Et alors, il frapperait. Lorsque ça ne ferait même plus mal. Lorsqu'elle n'aurait plus aucun autre choix que de le supplier d'arrêter, lorsqu'elle hurlerait tant son nom qu'il rirait de cruauté. Oh, comme elle le détestait.

Soudain, un grincement de porte troubla sa paisible et douloureuse pensée. Elle fit volte-face, se retrouvant nez-à-nez avec un visable beaucoup trop familier à son gout. Bartemius. Qu'avait-elle dont fait à Merlin ? Elle se retrouna lentement, et son regard se perdit à nouveau dans le blizzard du petit matin. Elle souffla un juron, inaudible aux oreilles de Bartemius. Une fois de plus, elle l'ignorait. Parce qu'il le lui avait demandé.
Et pourtant, au fond d'elle, sa raison lui hurlait de lui avouer toute la vérité. De lui dire qu'elle était manipulée avec ce Serpentard qui lui bouffait toute sa vie privée, et qui la consummait un peu plus de jour en jour. De lui dire qu'elle n'avait pas choisi de couper spontanément les ponts avec lui, mais qu'elle y avait tout simplement contrainte. Forcée, obligée. Elle n'avait pas eu le choix. Elle aurait aimé le crier à quiconque voulait bien l'entendre. Elle n'avait plus le choix de rien.

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MessageSujet: Re: après la nuit, avant le jour, j'irai chercher les hautes lumières. (bartemius)   Lun 29 Déc - 20:36





Entre nuit et jour. L'heure exacte importait peu le gryffondor qui n'arrivait visiblement pas à dormir. La cause ? Une amie proche de lui qui avait depuis un certain temps un comportement pour le moins étrange et distant avec lui. Une attitude qui ne lui plaisait absolument pas et qui le blessait au plus haut point, même s'il ne voulait pas le montrer. Rester dans son lit à remuer tout cela n'arrangeait rien, c'est pour cette unique raison que le jeune Croupton décida de se lever de son lit et de quitter discrètement le dortoir. Sortir à une heure aussi tardive ou matinale, cela dépend, pourrait être mal vu par les professeurs et risque vraiment de lui apporter des problèmes par la suite si on le surprenait. Sans perdre de temps, il descendit les escaliers, tout en mettant en même temps sa veste et ne tarda pas à sortir. Heureusement, personne ne semblait l'avoir vu et de toute façon, il était assez discret et n'avait jamais eu de soucis de ce genre, il faut bien l'avouer. Une fois dehors, il s'installa dans un coin plutôt sombre pour réfléchir à tout cela. Bartemius n'arrivait pas à comprendre Eryn, son amie qui était un peu plus âgée et qui semblait changer d'attitude depuis un bon moment à présent et cela ne lui plaisait guère. L'apprenti sorcier était quelqu'un de relativement compréhensif, mais le comportement de celle qui prenait comme son amie, cela le dépassait et l'inquiétait même. Ce n'était absolument pas la jeune femme qu'il avait connu au tout début et au fond de lui il voulait l'aider, même s'il était sans cesse repousser ou éviter par cette dernière.

Le vent était vraiment très froid, mais cela ne dérangeait absolument pas le gryffondor qui était littéralement plongé dans ses pensées. Quand tout à coup, il mit sa main dans la poche et se rendit compte qu'il avait complètement oublié de donner la lettre à un hibou de l'école pour l'apporter à ses parents. Depuis qu'il était en formation à l'école de sorcellerie, il n'oubliait jamais de donner de ses nouvelles à sa famille, au moins trois fois par mois, même si c'était souvent plus. Au départ, écrire des lettres, n'était pas une chose que le jeune Croupton appréciait, mais au fil du temps, il arriva à s'adapter. Conscient que c'était le seul moyen en dehors des vacances scolaires, de communiquer avec ses proches extérieurs à Poudlard. Sans plus attendre, il se mit en chemin jusqu'à la volière, située dans un coin du magnifique parc du château, pour pouvoir envoyer cette lettre, qui aurait déjà du partir la veille.  Au bout de quelques pas, Bartemius arriva à destination et poussa donc la porte, qui manquait clairement d'huile, vu le bruit qu'elle faisait. C'est quand il tourna le regard qu'il tomba nez à nez avec Eryn, quelle coïncidence. Le jeune homme hésitait vraiment entre lui parler ou simplement partir sans la calculer. La deuxième option s'avérait tout de même blessante et méchante, mais après tout ce qu'elle lui avait fait, elle le méritait quand même un petit peu. Malgré le comportement de son amie, il ne voulait pas non plus faire comme s'il était invisible, c'était bien trop difficile pour lui. Tout en continuant à la fixer droit dans les yeux, il décida de parler au moins un minimum, juste pour lui faire comprendre qu'il avait contrairement à elle un certain respect pour celle qu'il considérait comme une véritable amie. « Bonsoir... » Un seul mot venait d'être prononcé et sur un ton qui n'était pas franchement amical, il fallait bien le reconnaitre, mais il ne pouvait pas oublier ce qu'elle lui avait fait. Toutes ses fois où elle essayait de l'éviter pour une raison qu'il ignorait, cela lui avait fait mal et il était temps pour la jeune femme de le comprendre.

Avant de sortir de la volière, le seul enfant des Croupton, confia sa lettre à un hibou messager. Posant une dernière fois ses yeux sur Eryn, il ne pu s'empêcher de soupirer d'agacement et surement d'énervement, avant de s'éclipser et de se retrouver dans le grand parc du château. Agacé par la situation et par le comportement de la jeune femme, il n'avait même pas laissé le temps à cette dernière de lui répondre. Seulement, le gryffondor ne supportait plus cette situation, il en avait vraiment assez et tout ce que son "amie" risquait en le fuyant de la sorte, c'était de perdre Bartemius pour toujours. Peut-être qu'au fond, c'est ce qu'elle voulait depuis le début, mais c'était tout de même étrange et le sorcier trouvait cela très étrange. La femme qu'il avait connu au départ, n'était plus celle qu'il connaissait actuellement et cela l'intriguait au plus haut point. Continuant sa route, il se dirigea alors, tout en faisant très attention à ne pas se faire attraper sur le fait à une heure aussi tardive en dehors de son dortoir, par un quelconque professeur. Voir Eryn l'avait un peu chamboulé, il ne savait vraiment plus quoi penser de tout cela et avait besoin d'une bonne nuit de repos, pour pouvoir réfléchir à cette situation.

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MessageSujet: Re: après la nuit, avant le jour, j'irai chercher les hautes lumières. (bartemius)   Ven 2 Jan - 21:49

   

J'AI CETTE PEUR QUI M'ENGOURDIT, LE COEUR FRAPPÉ PAR CETTE PHOBIE


Je suis désolée Bartemius. Je contrôle plus ma vie, je t'assure, je suis désolée. Mais c'est impossible, maintenant. Je peux pas faire ça à Joleen, il va la pourrir si je fais pas tout ce qu'ils demandent. Je suis désolée Bartemius je suis désolée. Eryn pensait si fort qu'elle crut un instant qu'elle avait parlé à voix haute. Les larmes lui montaient petit à petit aux yeux alors qu'elle songeait, une fois de plus, à Bartosz. Que dirait-il s'il la surprenait en train de discuter à ce garçon qu'il lui avait pourtant interdit de fréquenter désormais ? Que dirait-il s'il la voyait en compagnie d'une personne qu'il considérait comme inférieure et absolument pas digne de leur amitié à tous les deux ? Ou plutôt, de l'amitié de celle qui était sa petite-amie. Eryn n'était plus qu'un nom accesoire. La copine de Bartosz était un sobriquet beaucoup plus approprié, étant donné l'état de presque esclave auquel elle était réduite. On ne la connaissait plus que comme cette fille au visage glacial qui ne souriait pas, et ne paraissait pas beaucoup plus heureuse. Si un masque impassible était constamment scotché à son visage, presque comme indélébile, c'était dans son yeux qu'on pouvait lire tout son chagrin et toute à sa peine. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, et le maquillage ne pourrait jamais rien y faire, malgré les exigences de Bartosz pour qu'Eryn se force à sourire un peu, à se faire jolie, au moins autant que sa jumelle, car sinon c'était sur elle qu'il se vengerait. Ses pupilles traduisaient la tornade qui ravageait son âme, le cataclysme qui défonçait tout dans son coeur. Son corps maigrissait à vue d'oeil, elle ne mangeait plus beaucoup, ne dormais plus beaucoup aussi. C'était d'ailleurs ce qui l'avait ammené ici si tôt, tout en haut de la volière, à une pareille heure. Elle n'avait pas pu fermé l'oeil de la nuit. Il était omniprésent, et même dans ses pires cauchemars, il apparaissait comme le démon qui lui causait tous ses problèmes, tous ses ennuis. Pourrait-elle un jour se venger de tout le mal qu'il lui faisait ?
La porte grinçait encore lorsque Bartemius soupira une légère salutation qui sonnait terriblement fausse. Comment pouvait-il encore se montrer un minimum poli avec ce qu'elle était en train de lui faire, avec l'abandon qu'elle commettait, la faute sûrement irratrapable qu'elle faisait ? Il avait toujours été un bon et loyal ami avec qui elle s'était toujours entendue, et aujourd'hui, elle le laissait tomber. A la mort de son père, il avait été là pour elle. A sa rupture avec Bartosz, il avait également été là pour elle. A la chute dépressive de sa mère, il avait encore et toujours et là pour elle. Quelle femme était-elle pour aussi mal le remercier, pour aussi mal lui rendre la pareille ? Cruelle et hypocrite, elle se sentait, mais surtout honteuse. Une larme roula sur sa joue et vint se noyer dans le creux de sa nuque. Elle n'essaya même pas de la sécher ou de l'essuyer d'un revers de main. n'était-il pas temps de regarder la vérité en face, et d'assumer toute sa peine, et toutes les conséquences de ses actes et de ses choix ? Elle ouvrit la bouche mais c'était comme si les mots restaient bloqués dans sa gorge. Elle était minable, misérable, pittoyable. Pourquoi ne se montrait-elle pas forte et tenace, pourquoi ne faisait-elle pas face à ses peurs, face à Bartosz ? Pourquoi se soumettait-elle si facilement à la douleur et à la souffrance ? Le bonheur était-il se innaccessible, l'espoir totalement éteint ? Elle avait fait le choix de la facilité, elle n'avait plus assez de force pour continuer de se battre. Et pourtant, elle était si en colère, toute remplie de rage jusqu'au bout de ses ongles. Elle transpirait la haine, respirait tout ce qu'il y avait de plus colérique au monde. Elle avait explosé, tôt ou tard. Ce n'était plus qu'une question de temps.
Et puis, il partit comme il était venu. Eryn n'avait même pas répondu. Elle hésita un instant, et ces quelques secondes semblèrent durer une éternité. Pouvait-elle se montrer si lâche et le laisser s'échapper à nouveau, sous ses yeux remplis de culpabilité ? Elle était une Serpentarde comme une autre, après tout. Elle et ses semblables n'étaient pas connus pour leur incroyable manque de loyalité ? Les serpents étaient vicieux, les serpents n'hésitaient pas à mentir et à manipuler, à tricher. A frapper lorsque l'autre était encore retourné. Mais peut-être n'était-elle pas comme tous les autres. « Attends, Bart... » Ce n'était qu'un murmure et Bartemius était déjà trop loin. Prise dans une vague de courage et de folie innespérée, elle fit volte-face et s'élança dans le couloir, dévala les marches. Les cheveux au vent, la démarche gracieuse, le visage balayé par l'air frais de cette matinée où le soleil commençait la longue remontée. « Attends ! » Appela-t-elle à nouveau comme un cri de détresse. Un appel au secours. Et, soudain, elle le rattrapa. Il s'était arrêté, entendant surement son hurlement de l'espoir. Ses pupilles brillaient autant que les étoiles. « Je suis désolée. » Elle avait parlé à voix basse, comme si elel craignait que Bartosz, depuis son dortoir, puisse l'entendre. Alors, elle tomba dans les bras du Gryffondor, et éclata en sanglots. Elle pleurait tellement qu'elle n'avait plus à respirer. Par Merlin, elle était si faible.

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