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abrachnée (+) before our time has run out

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The snake is behind me

Abraxas L. Malefoy

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MessageSujet: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyVen 26 Déc - 13:19

before our time has run out

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Les premières lueurs du soleil se reflétaient sur sa peau blanchâtre, le faisant étinceler comme un diamant. Les doigts fins et fragiles d'Arachnée la parcourait, caressant les poils blonds soyeux. Le lit à baldaquin, ne s'était pas même affaissé sous leur deux poids. De la brume s'était amoncelée sur quelques fenêtres, comme pour ajouter à leur intimité. Sous les draps noirs l'obscurité était totale, comme propice pour se perdre sans penser ni aux temps ni aux autres. Juste deux être ne voulant faire qu'un, l'espace d'un instant du moins. - « Il ne va pas falloir tarder… » - lui susurra Abraxas à l'oreille, comme s'il lui récitait des vers. Elle, comme pour protester, lui serra le bras droit. Il décrochait un sourire satisfait, tout en restant immobile. Sous les caresses attendries de la jeune fille, il demeurait immobile, fixant le voilage de son lit à baldaquin. Parfois, comme pour la contenter un peu, il jouait avec ses cheveux, entre lassitude et compassion.

Arachnée et lui avaient passée la nuit ensemble. Ils avaient partagés ce que deux amant partagent, à la lueur de la Lune. Chacun avaient été attendris, attentionnés, aimant. Abraxas s'était laissé aller, il s'était mis à nu, avait délaissé sa carapace endurcie. Il l'avait toute croquée, s'était délecté d'elle et enivré de son parfum. Maintenant il n'avait plus de faim dans son cœur tout rassasié. Il s'était assez frotté au Rosier, il la voulait hors de ses draps, hors de lui et de sa vue. - « A plus tard » - lui lança-t-il sans prévenir en sautant hors de son emprise et du lit, sous ses yeux interloqués. Il enfila rapidement un caleçon et attrapa sa baguette avec laquelle il dessina un rapide rond en direction de sa robe de sorcier. Tout habillé dès lors, il se rua hors du dortoir et fuyait dans les cachots laissant Arachnée seule, dans son dortoir qu'il n'avait pas même rangé méthodiquement comme à son habitude.

(+) (+)

Les talons d'Abraxas claquaient sur le sol de pierre des cachots. Il se sentait nauséeux sans s'autoriser pourtant à ralentir sa course. Parfois, il claquait son épaule contre celle d'un autre élève alors courroucé. Mais là non plus il n'arrêtait pas sa course. Il voulait fuir loin d'Arachnée et de son parfum entêtant. Il allait vomir. Il se ruait dans une salle vide et cracha au loin le contenu de son repas de la veille au soir. Un goût acide envahissait alors sa bouche, chassant le souvenir doux des lèvres d'Arachnée. Il s'écroulait contre le mur de pierre, le souffle coupé et le cœur à vive allure. Des larmes perlaient et lui troublaient la vue. Son corps tremblait et transpirait plus que de raison. Arachnée le détruisait chaque jour un peu plus. Elle était comme une allergie aux pistaches : on préfère souffrir que de s'en priver.  - « Pourquoi..? Pourquoi..? Pourquoi..? » - suppliait-il. Il avait le visage enfoui dans les genoux rapprochés vers lui. Il se balançait devant derrière, comme un enfant perdu. Il sentait en lui le malaise augmenter à mesure que le manque d'elle se faisait sentir. Il cracha de la bile, mal en point toujours. Il voulait retourner dans son dortoir, lui faire l'amour rapidement et la manger ensuite. La couvrir toute entière de la trace de ses lèvres. S'enfouir dans ses cheveux et la renifler, comme un chien enragé, fou d'elle jusqu'à en oublier sa raison.

Vingt minutes plus tard, Abraxas parvenait à se redresser. Sa robe était tâchée de salive séchée, ses cheveux avaient été graissé par sa transpiration. Sa peau était plus livide encore que d'habitude. Il regardait autour de lui : il était dans un cachot de grande taille au fond de laquelle des dizaines de tables d'études avaient été empilées d'une façon désordonnée, illogique. - « Des elfes... » -marmonna-t-il dédaigneux. Puis il fit volte-face. Il reconnaissait entre mille les bruits de pas d'Arachnée. Précipités, agacés, violents mais aussi poétiques. Il allait pour se ruer vers les tables d'études, pour se dissimuler d'elle. Il ne voulait pas l'affronter, ni même encore lui succomber encore. Les bruits de pas approchaient dangereusement tandis qu'il jetait des chaises par dessus lui afin de se frayer un chemin jusque sa cachette. Puis il s'immobilisa et se rua vers la porte du cachot. Il se stoppa net. La porte vrilla sur ses gonds et, intensément, s'ouvrit toute grande. Apparaisait alors Arachnée qui semblait folle furieuse. - « Tu es levée ? » - lui lança-t-il maladroitement. Il déglutissait péniblement. Il remarquait alors que l'acidité de sa bouche avait disparu, au même titre que sa salive, pour laisser un feu brûlant dans sa gorge. - « Laisse-moi passer, maintenant » - lui demanda-t-il d'un ton faussement assuré. Arachnée, elle, ne cessait de le fixer toute en lui barrant la route de ses bras. Elle semblait sonder des envies qui, devinait Abraxas, devaient balancer entre le meurtre et le viol.
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N. Arachnée Rosier

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MessageSujet: Re: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyVen 26 Déc - 16:50

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The world is broken, halos fail to glisten. You try to make a difference but no one wants to listen. Hail, The preachers, fake and proud, their doctrines will be cloud then they'll dissipate like snowflakes in an ocean. Now I've got nothing left to lose, you take your time to choose. ♛ by endlesslove.


L'aube est arrivée bien trop tôt, d'une couleur rose, orangé. Elle a regardé les nuages s'envoler à travers une brume à peine effacée. Elle est restée éveillée toute la nuit, à renifler les effluves suaves parvenant jusqu'à ses narines. Figée, les yeux posés sur ses iris bleus à peine fermés, n'arrivant plus à respirer. Ses doigts, dansant sur son corps, ne peuvent plus se défaire. Et elle s'en veut d'être atteinte comme ça. Il a planté ses crocs au plus profond d'elle, rependant son venin jusqu'à en paralyser son cœur. Elle s'est laissé aller toute la nuit, elle s'est abandonné à des plaisirs charnels, avide d'en avoir toujours plus. De posséder et d'être possédée, sans jamais penser aux conséquences.

« Il ne va pas falloir tarder… » le son rauque d'une voix fatiguée qui la fait frissonner. De nouveau, elle s'est faite piégée. Elle referme sa main contre son bras, l'empoignant avec force. Elle ne veut pas qu'il parte. Pas encore. Pas tout de suite. Pas comme ça. Elle aimerait se laisser aller encore une journée, ne penser qu'a lui et rien au-dehors. Ne pas songer à la pluie, aux bruits de couloir et à Tom Jedusor. Vivre, vivre encore un instant. Puisqu'il n'y a plus que ça. Des instants, des instants volés, comme des baisés au détour d'un couloir, des regards échangés, sans que personne ne voie. Que ça, rien que ça.
Elle ne veut pas être qu'une simple conquête, elle ne veut pas être réduite à ça. Une de plus, entre ses draps. Elle ne peut songer au fait que, peut-être, quelques jours plus tôt, c'était une autre, transpirant contre sa peau, caressant ses cheveux blonds, embrassant ses lèvres rosées comme elle le fait. Mais il n'a aucun compte à lui rendre, et même si elle lui demandait, il ne ferait que lui mentir. Puisqu'il ne sait faire que ça.
« À plus tard » Il se retire à leur étreinte, quitte le lit et la laisse seule, nue et sale. Elle le regarde quitter la pièce sans rien dire. De toute façon, elle n'a jamais su le retenir. Elle n'a envie que d'une seule chose, d'oublier. Oublier l'attirance, la passion qu'elle ressent envers lui. Elle se lève, dénudée, pénètre dans la salle de bain qu'elle ne connaît que trop bien.

L'eau de la douche bien trop froide, trop glacée, n'a eu aucun mal à se faufiler à travers sa nuisette à peine enfilée. Elle a beau avoir froid, trembler de tous ses membres, elle ne compte pas se retirer. Elle ne peut quitter cet endroit sans avoir fait taire ce feu ardent qui la consume de l'intérieur, brûlant ses organes avec ferveur. Mais il ne semble pas vouloir cesser, pas même une seconde. Son image hante ses pensées, la torturant fièrement de son sourire carnassier.

Elle a la rage. Une rage qui bouillonne au fond de son être, qui menace d'éclater à chaque instant. Une rage qui ne lui laisse aucun répit, qui tortille ses tripes en même temps que sa peine. Elle a l'âme pourrie, noire, moisie, attaquée par des sentiments contradictoires qui la rongent et la détruisent. L'impression que sa vie n'est qu'un cercle qui se répète, qu'il y a toujours un nuage noir lorsque le calme apparaît. Et elle a besoin de faire sortir cette énergie. Besoin de travailler pour quelque chose, de servir une cause, alors elle s'est plongée dans cette quête de réponse. Mais il est là. Il la regarde, l'embrasse, lui mordille les lèvres. Et elle s'abandonne, encore et toujours, réduisant ses efforts à néant. Trop faible pour se battre comme elle le voudrait. Trop faible pour résister. Trop faible.

Ses yeux se ferment, s'ouvrent de nouveau. Tout à l'heure de glace, à présent de cendre.

« Dégueulasse. » Elle sort de la douche, les cheveux trempés, le visage inondé de larmes qu'elle s'était juré de ne plus verser. Négligemment, elle les attaches, enfile sa robe de sorcier et quitte le dortoir sur la pointe des pieds, les mains tremblantes de se faire attraper. Plus rien ne compte à présent que de le retrouver, que d’attraper ses cheveux entre ses mains et de les tirer. Sa haine explose, enfin. S'en est terminé, de jouer. Terminé, de profiter et de jeter. Elle s'est trop laissé marcher sur les pieds.

La démarche assurée, elle s'approche d'une salle de classe vide où des bruits s'en sont extirpés. La porte s'ouvre, à la volée. Elle aperçoit son visage, mais la pâleur qu'il dégage ne l'atteint même pas, elle a les doigts serrés, ravagés par cet élan de fureur qui ne veut qu'éclater. « Tu es levée ? » Un rire, un peu étouffé, ironique. « Observateur, à ce que je vois. » Il essaie de prendre la fuite, encore, il ne sait faire que ça. « Laisse-moi passer, maintenant » Elle pose ses mains devant la porte, l'empêche de passer. « Non. » Sa main retrouve son torse, elle plante son regard orageux dans le sien. « J'en ai assez. J'en ai assez de toi. Tu me dégoûtes. Tu me salis. Et je ne sais pas si je te déteste, ou si je me déteste. » Sa voix tremble. « Quand est-ce que tu vas être rassasié de ton petit jeu ? Quand prendra-t-il fin ? Faut-il que tu me traîne dans la boues, que tu me réduises à néant ? C'est ça que tu veux ? Mais tu n'auras pas ce plaisir. Je ne te ferai pas ce plaisir. »

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MessageSujet: Re: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyVen 26 Déc - 19:43

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« Non. J'en ai assez. J'en ai assez de toi. Tu me dégoûtes. Tu me salis. Et je ne sais pas si je te déteste, ou si je me déteste. Quand est-ce que tu vas être rassasié de ton petit jeu ? Quand prendra-t-il fin ? Faut-il que tu me traîne dans la boues, que tu me réduises à néant ? C'est ça que tu veux ? Mais tu n'auras pas ce plaisir. Je ne te ferai pas ce plaisir. » - Abraxas l'écoutait, ses mots s'accumulaient un à un dans son crâne. Et chacun d'être une douleur de plus, comme des coups de poignards. Ses yeux s'embuaient de souffrance. Il se sentait comme une fourmis sur laquelle la fourmilière s'effondrerait, devant fuir les galeries le plus rapidement possible pour ne pas mourir  « étouffé... ». Il relevait doucement la tête pour plonger son regard nauséeux dans ceux d'Arachnée « Tu me fais étouffer. Tu n'es rien et pourtant tu arrives à me mettre hors de moi. Je ne comprend pas comment quelque chose comme toi puisse avoir une influence telle sur quelqu'un comme moi... » - il avait été méprisant, d'une arrogance folle et d'un mépris sans nom. Il pensait la moitié de ses mots, l'autre n'était des lames chauffées à blanc pour blesser Arachnée comme elle le blessait lui. Effectivement il ne comprenait pas comment une personne puisse avoir autant d'emprise sur lui, il ne comprenait pas comment avait-il pu être aussi faible pour aimer... « une Rosier ! » - hurla-t-il à mi-chemin entre tristesse et hargne.

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Une gamine souriante, élégante et douce. Abraxas, des années durant, avait gardée cette image d'Arachnée Rosier. Elle semblait aujourd'hui loin, presque évaporée. Il ne trouvait qu'un bonheur éphémère auprès d'elle. Il aurait pourtant était si facile de simplement ne plus la repousser et accepter. Abraxas en était cependant incapable. Il ne savait tolérer sa présence plus que quelques heures. Elle avait trop de défauts pour si peu de qualités. Elle ne le méritait pas et il méritait mieux. Elle était faible tandis qu'il avait toute sa force. Comme un lest, elle l'empêchait de s'émanciper, de viser haut.

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« Laisse-moi sortir. » - lâcha-t-il calmement, fermement. Mais Arachnée ne bougeait pas, entre suppliques et colère. La rage envahissait à présent Abraxas. « Laisse-moi sortir. » - répéta-t-il. Pour le même résultat. Alors sa rage explosa pour jaillir toute entière sur Arachnée. Abraxas se rua sur elle. L'atteignant de plein fouet, ils enfoncèrent de leur deux corps la porte qui s'ouvrit sous leur poids. Ils finissaient leur course à même le sol de pierre, s'effondrant en un bruit sourd, lugubre. Arachnée avait amorti la chute d'Abraxas. Elle saignait, avait les yeux fermés. Abraxas, tandis qu'il se redressait, la cherchait du regard. Il la voyait alors gisante sur le sol, du sang plus qu'il n'en avait souhaité.
« ARACHNEE ! » - il se rua sur elle, jetant loin sa baguette pour la prendre contre lui, dans ses bras. Il la serrait fort, comme pour stopper la perte de son sang. Il la couvrait de baisers, comme pour réparer son erreur, effacer sa faute. « VENEZ M'AIDER ! » - hurlait-il de désespoir, dans les couloirs déserts. De chaudes larmes s'échappaient des yeux d'Abraxas pour s'effondrer sur les joues désormais blanchâtres d'Arachnée. Le Serpentard gémissait comme un enfant, ses cris transperçaient les murs. C'était une complainte à briser les cœurs. Mais Arachnée n'y répondait pas, inerte dans les bras qu'elle avait tant désiré, pleurant son sang tandis qu'il déversait ses larmes.
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N. Arachnée Rosier

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MessageSujet: Re: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyVen 26 Déc - 21:19

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On dit que le temps efface les fautes, qu'il masque les cicatrices dans les coeurs. Mais tout ça n'est que connerie, manipulation. Le temps écorche plus encore. Au lieu d'oublier, il ne fait que graver. Fort, très fort. Elle l'avait aperçu, la gamine, elle avait gravé cette image dans la tête, sans jamais l'oublier. L'image d'un petit garçon au rictus amusé, coiffé et apprêté. Dix ans, dix ans et déjà, il s'avançait au monde la tête haute, persuadé qu'il en était le maître, qu'il le tenait entre ses mains. C'est ce qu'elle avait retenu, la gamine, et elle avait voulu revoir ses yeux bleus. Elle l'avait voulu bien trop souvent. Elle se souvenait rêver de Poudlard, tard le soir. Rêver de lui, de le revoir. Elle était si jeune et déjà si atteinte. Un mal qui ne s'en va jamais, puisqu'elle en est soumise. Soumise à ses pulsions, soumise à cette passion qui la dévore. Au fond, elle se dit que c'est ce qu'elle a toujours rêvé, un conte de fée torturé. Mais ce n'est pas si beau, quand on le vit vraiment. Ce ne sont pas des mots écrits sur un parchemin, c'est la réalité. Et la vérité, c'est que c'est bien trop dur à accepter, quand s'est encré dans son propre corps. « étouffé... » Elle l'avait regardé évolué, entrer à l'école, se lier d'amitié avec le serpent. Elle l'avait regardé de loin, mais jamais elle ne l'avait oublié. Jamais elle n'avait oublié le son de sa voix, qu'elle avait perçu. Le petit Malefoy. L'interdit, le proscrit. Mais pour elle, il n'était que le petit Malefoy intéressant, le petit blond craquant. Elle aurait aimé ne pas craquer, mais la tentation était bien trop puissante pour qu'elle l'ignore. Alors, quand il est venue, elle est entrée dans son jeu. Des insultes, encore et encore. Des insultes qui lui ont fait mal, qui lui ont troué le cœur. Mais il a su le recoudre, bien trop souvent. « Tu me fais étouffer. Tu n'es rien et pourtant tu arrives à me mettre hors de moi. Je ne comprends pas comment quelque chose comme toi puisse avoir une influence telle sur quelqu'un comme moi... » Elle avait appris à grandir en gardant ce lien étroit avec lui. Plus jeune, elle s'imaginait, à trente ans, la bague aux doigts. Elle imaginait leur fuite, leur mariage. Peut-être partiraient-ils loin de là, loin de tout. Rejoindre la Russie ou plus loin encore. Mais le temps est passé, le sablier s'est écoulé et la réalité lui a éclaté aux yeux. Ses rêves d'enfants se sont envolés, en même temps que sa dignité. Ses mots avaient toujours su être blessants, toujours la poignardant plus profondément encore. « une Rosier ! »
La haine est toujours plus puissante quand elle est à son apogée. Les bras croisés sur son torse, elle le regarde avec fureur. Elle s'est tu. Comme pour les autres, elle s'est tu. Et c'est bien pire que de simples paroles. Touchée, elle ne peut plus bouger, même si son esprit lui crie de partir, de le laisser là et de ne plus jamais le revoir. Mais elle n'est pas aussi forte, elle est faible face à lui. Parce qu'il la tient. Et elle déteste ça. « Je ne t'ai jamais forcé à rien. Si tu es ce que tu es maintenant, c'est que tu l'as bien voulu. Tu n'es pas plus digne et pas moins salle que moi. »

« Laisse-moi sortir. » Et elle reste plantée. Immobile, stoïque. Même si elle l'aurait voulu, elle doute qu'elle y serait arrivée. Comme si ses membres ne lui répondaient plus, comme si quelqu'un d'autre en était le maître. Comme si elle avait tout perdu, en même temps que ces mots ont été craché. « Laisse-moi sortir. » Les sourcils froncés, elle ne bouge pas un cil. Et ses mots se répètent sans cesse, comme un disque qui tourne sans s'arrêter. Mais le court de ses pensées n'eut pour seule réponse que le vide. Le vide intersidéral d'une chute qui ne semble jamais s'arrêter. Du vide. Du vide dans l'esprit, du vide dans le cœur. Les yeux se ferment pour ne plus se rouvrir, des yeux s’humidifient pour ne jamais se sécher. Une honte, ignoble et grandissante, qui tord tous les organes jusqu'au dernier, qui ne laisse aucun répit, puisque le répit est perdu, puisqu'il n'y en aura plus. Les lèvres restent closes, rappeuses, ne veulent plus s'ouvrir, pour ne plus souffrir.
Le sang tâche ses cheveux blonds, se repend sur la pierre avec vitesse. Son crâne lui fait mal, mais elle ne le sait pas. Elle est en train de se perdre, mais elle ne le sait pas. Elle ne le comprend pas. Il n'y a plus rien dans sa tête, plus de pensée, plus de douleur. Plus que du noir et le visage d'un garçon riant aux éclats.

Peut-être que c'était réellement ça qu'il voulait. La réduire à néant.

Elle se force à revenir à elle, à ouvrir les yeux. Inerte et sanglante dans les bras puissants. Une ultime étreinte sans doute. Elle s'enfonce dans les bras alors que la douleur prend place, qu'elle devient insoutenable. Sonnée, endolorie, elle n'a qu'une seule envie, hurler. Mais aucun son ne sort de sa bouche. Du simple silence pendant que son corps pleure. Sa main se mouve avec lenteur, attrape celle du Malefoy, la serre avec toute la force dont elle est capable. Un dernier appel, une dernière chance de lui porter secours.

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Abraxas L. Malefoy

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MessageSujet: Re: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyMar 30 Déc - 14:50

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La main froide d'Arachnée serrait celle, chaude et moite, d'Abraxas. Les gémissements d'inquiétude et d'infortune du garçon résonnaient dans les cachots humides et déserts. Par endroits, des clapotis lugubres se faisaient pressants en même temps que le moisi marbrait les murs de pierre, comme un caveau. Abraxas hurlait le nom d'Arachnée, comme pour la réveiller, mais ses efforts étaient vains. Les sanglots du garçon se faisaient plus intenses, sans jamais trouver de cesse. « S'il te plaît... » - gémissait-il, comme pour lui demander une dernière faveur. Mais ses paroles tombaient creuses, noyée dans le silence des cachots.

De petits pas pressés se faisaient entendre, résonnant dans les cachots. Ils sortaient de sa torpeur Abraxas, qui serrait fort contre lui Arachnée. Il sentait alors la panique le gagner, l'envahir avec intensité. « Arachnée, réveille-toi. S'il te plaît... » - mais il n'obtenait aucune réponse. Il cherchait des yeux sa baguette magique, pour la retrouver au loin. Maugréant après lui pour l'avoir jetée dans sa précipitation, il tentait aussi de l'attraper en tendant le bras. Mais sa baguette était à une distance trop éloignée. Il tentait de se dégager du corps inerte d'Arachnée mais son poids était trop écrasant. Il arrivait finalement à la rouler sur le côté, avec précaution. Avec un dernier baiser sur le front, il se rua sur sa baguette. Là, il fit léviter le corps d'Arachnée pour le dissimuler dans le cachot désert qu'il avait voulu fuir des dizaines de minutes plus tôt. « Je vais te sortir de là, ne t'en fais pas. » - murmura-t-il d'un ton faussement optimiste.

Abraxas avait étendu Arachnée à même le sol de pierre. Tandis qu'il cherchait une solution à la situation - il n'avait jamais excellé dans les sortilèges de soins - il observait la Serdaigle. Elle avait un teint grisâtre, semblable à celui d'une statue grecque. Ses longs cheveux étendus autour de sa tête brillaient comme une aura de grâce. Ses bras inertes et mous, d'une finesse folle, laissaient apparaître une chaire douce et délicieuse. Ses paupières, fermées, donnaient envie de la rejoindre dans ses rêves pour ne connaître à ses côtés que le bonheur des songes.
En décrivant une diagonale avec sa baguette, Abraxas espérait ramener à elle Arachnée. Au lieu de cela, un craquement sonore se fit entendre, en même temps que du sang de couler de son nez. Horrifié, Abraxas observait l'étendu des dégâts dont il était l'origine : ici ce qu'il avait vomi et là sa victime inerte et avec le nez cassé à présent. Paniqué, il regardait sa baguette comme pour deviner un défaut. Il était désemparé. C'est alors que les bruits de pas semblaient ne plus être qu'à quelques mètres, amplifiant encore sa panique. Affolé, il tirait alors par ses pieds Arachnée pour la dissimuler avec lui derrière l'amoncellement de tables et de chaises. Parfois, la tête de la jeune fille cognait contre une pierre trop inclinée du sol. Il se mordait les lèvres au fur et à mesure qu'il esquintait plus encore Arachnée. Bientôt, elle serait dans un état pitoyable, toute brisée en plus d'être inconsciente.

« Peut-être ici ? » - disait la voix en ouvrant grand la porte du cachot. Après un regard circulaire, une moue interrogatrice se dessinait sur le visage du préfet, qui refermait alors la porte. Abraxas, alors, était soulagé. Il pourrait enfin concentrer ses efforts sur Arachnée, si tant est qu'il ne détériore encore plus son état. Il formait autour d'elle comme un périmètre de sécurité, en dégageant les chaises et les tables d'études autour d'eux. Il saisissait de nouveau sa baguette pour tenter de réanimer Arachnée. Ce second essai fut un échec, lacérant à la place la joue blanchâtre de la Serdaigle. Il poussa un glapissement d'horreur en même temps que d'ouvrir de grands yeux d'effroi. Dans la panique, il jeta une nuée de sortilèges sur la jeune fille, exaspéré de ne pas obtenir le résultat escompté. Las, il se laissa glisser contre un mur de pierre, épuisé.
« Abraxas, que m'as-tu fait ?... » - murmurait alors la voix d'Arachnée.
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N. Arachnée Rosier

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MessageSujet: Re: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyMer 14 Jan - 15:27

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« S'il te plaît... » Les mots lui paraissent si loin, presque irréels. Un murmure bien trop inaudible qui traverse à peine ses tympans, un bruit sourd, sournois de ne pas vouloir se déployer réellement, se laisser entendre. Son esprit, bien trop endoloris, ne comprend plus la réalité, les yeux clos ne voient plus que du noir sans jamais vouloir s'ouvrir de nouveau. Un trou noir l engloutit, la laissant prisonnière de son incapacité sensorielle. Réduis à un rien, réduis à un vide par la personne qui lui faisait ouvrir le cœur. Une peur, rugueuse de grandissante faisait trembler ses membres qui n'attendaient plus que le temps pour s'envoler avec elle.

Les pas pressés ne se faisaient pas ressentir à son esprit, car elle n'arrive pas même à penser. Seul le bruit de son pouls qui ralentissait parvenait à la bercer. Comme un petit bébé, elle se laisse aller dans des bras sanglotants. « Arachnée, réveille-toi. S'il te plaît... » Mais rien n'y fait. Il n'y a que l'espace du vide. Si grand et si vaste. Elle court à travers, à en perdre allène, essaie de trouver la sortie, de voir la lumière dans cette pénombre inondante. Mais il n'y a rien. Un rien puissant. Que des souvenirs, qui se percuter à ses cellules pour absorber son attention, pour faire apparaître des images dans son vide profond.

Elle se souvenait de ses yeux bleus qu'elle avait tant aimé admiré, parfois, à la dérobée. Qu'elle rêvait de croiser, qui faisaient battre son cœur et ronronner son ventre. Et elle se souvenait aussi de la fureur qu'ils dégageaient la première fois qu'il avait levé la main sur elle. Elle avait eu les larmes au bord des yeux, sans jamais vouloir les faire glisser devant les siens. Elle avait été clouée, totalement décontenancée et bien trop choquée pour pouvoir répliquer. Elle avait les mains tremblantes et avait pris la fuite sans écouter les mots qu'il prononçait. Une fois rentrée, elle avait juré ne plus vouloir lui parler, de plus jamais le revoir, mais elle n'avait pu s'y résoudre. Il avait ce regard un peu malicieux, dont elle avait appris à aimer les moindres nuances. Alors, elle s'était persuadée qu'il ne recommencerait jamais. Elle s'était menti à elle-même pour la simple envie de sentir son cœur battre à son approche. Mais il n'avait pas arrêté, bien au contraire. Alors, elle avait les joues rougies parfois, les lèvres bleutées et la haine dans les yeux. Une haine démentielle, passionnée qui lui brûlait les tripes au même titre que l'amour que lui faisait ressentir le Malefoy. Elle se sentait le détester de plus en plus, elle sentait la fureur sur le point d'éclater, mais ça ne faisait que grandir ses sentiments bien plus

Elle se sentait le détester de plus en plus, elle sentait la fureur sur le point d'éclater, mais ça ne faisait que grandir ses sentiments bien plus encore. Une drogue. Une drogue qui la salissait, qui l'avait déjà bien trop salie, la pourrissant jusqu'à la moelle, jusqu'au plus profond de son être. C'était ce qu'elle était. Salle et dégoulinante de honte. Parce qu'elle l'aimait, et qu'elle n'avait jamais su se l'avouer.
C'était électrique, et c'était la raison de sa souffrance, parce qu'elle en devenait prisonnière. Prisonnière de ses propres désirs.

« Je vais te sortir de là, ne t'en fais pas. » Elle pensait que l'interdit l’excitait. Que c'était le fait que ce sois un Malefoy qui lui donnait tant envie de s'abandonner. Le fait qu'il était un pécher. Un fruit défendu. Sa pomme dans son jardin d'Éden. Comment aurait-elle pu ne pas succomber à ça ? Elle pensait que leur rire au nez était la solution. Que ça les sauverait de danser au milieu des flammes. Foutaises.
Était-ce l'amour, la haine, qui l'avait fait revenir à la raison, ou les nombreux sortilèges de son, feu, amant ? Elle avait ouvert les yeux sur ce cachot vide et glacé, les avait posés sur ses cheveux blonds, puis sur ses lèvres rosés, d'où perlait quelques larmes bientôt sèches. « Abraxas, que m'as-tu fait ?... » Le dos appuyé contre la paroi de pierre fraîche, elle tremble de tous ses membres. « Peut-être as-tu l'âme aussi noire que celle de Jedusor, en fin de compte ? Je pensais que tu étais différent, je crains m'être lourdement trompée. Peut-être en viendras-tu, un jour, à m'anéantir de tes propres mains ? C'est ça que tu veux, n'est-ce pas ? »

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Abraxas L. Malefoy

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MessageSujet: Re: abrachnée (+) before our time has run out   abrachnée (+) before our time has run out EmptyVen 16 Jan - 14:43

before our time has run out

feat n. arachnée rosier

Abraxas n'avait plus pensé à rien. Aucune chose ne venait troubler son attention toute entière portée sur Arachnée. Il voulait la sortir de là, ne pouvait supporter la voir faible et inerte alors même que, d'habitude, c'est cet état-ci d'Arachnée qui lui sied le plus. Il sentait le sang lui frappait aux tempes à mesure qu'il se démenait pour la soigner, la rétablir. Sa panique avait chassé sa tristesse et ses larmes se faisaient plus rares, devenaient maintenant comme du gros sel sur la peau, corrosives et acides.

« Abraxas, que m'as-tu fait ?... ». Ses quelques mots claquèrent comme un coup de feu dans le tête d'Abraxas. Il était tout étourdi par le coup. Il regardait gravement Arachnée sans pouvoir piper mot, trop soulagé et trop épuisé. Alerte, c'est là qu'elle choisit alors de sortir ses griffes et de montrer les crocs « Peut-être as-tu l'âme aussi noire que celle de Jedusor, en fin de compte ? Je pensais que tu étais différent, je crains m'être lourdement trompée. Peut-être en viendras-tu, un jour, à m'anéantir de tes propres mains ? C'est ça que tu veux, n'est-ce pas ? ». Après ce réquisitoire, Abraxas sentait en lui la haine monter. Il était las de la faiblesse d'Arachnée. Las encore de ses crises de colère, de son inconstance. Elle le fuyait pour mieux le poursuivre ensuite. Il ne voulait plus d'elle et n'avait qu'une envie, le lui hurler. « Rassure-moi et dis-moi que c'est une plaisanterie..? » - demanda-t-il sèchement, en se redressant de toute sa hauteur pour la toiser. « Tu es quelqu'un de faible, de peu d'envergure. Tu ne sais ni attaquer ni te défendre. Je ne peux pas être ton père ni ton chaperon. Je ne suis pas le berceau censé accueillir ton corps frêle, Arachnée ! » - il hurlait à présent. La rage le faisait bouillonner et dire des choses qu'il ne pensait que trop peu.

Impossible pour Abraxas de déterminer si Arachnée était tout sonnée par les coups successifs du sol de pierre ou par ses paroles. Il n'en avait que faire, il souhaitait juste mettre de la distance entre lui et le manque de reconnaissance d'Arachnée, son esprit d'enfant qui désire un cadeau autant qu'il en veut un autre plus complet et performant. « Soit, je vais te laisser te morfondre ici, Arachnée. Je ne veux plus t'accorder d'importance et perdre plus de temps encore avec toi. ». Il la dévisagea une dernière fois. Ses tripes toute entière lui criaient de ne pas plus marquer de distance. Se jeter sur elle, la serrer fort et la prendre sur le sol, amoureusement mais sauvagement. Se sentir comme un seul être, ne plus penser pour simplement avoir à ressentir. Mais Abraxas était trop têtu « Allez, au revoir. » - lui lança-t-il en claquant violemment la porte du cachot derrière lui et de courir pour fuir loin celle qu'il aimait, sans doute.
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